En prévoyance aux nombreuses heures pendant lesquelles je vais être coincée dans une boite de conserve volante, voici la suite de mon récit pour vous tenir en haleine jusqu’à mon atterrissage sur notre très chère patrie la Gaule.
Donc après le repas, direction Indepedence Square, qui comme son nom l’indique est une grande esplanade où l’indépendance du Ghana fut proclamé le 6 mars 1957.

Je n’ai trouvé aucune plaque commémorative expliquant le pourquoi du comment… donc je ne sais pas qui est ce monsieur… et à quoi cela correspond.
Ensuite, la plage derrière Indepedence Square.
C’est assez bruyant comme plage… et pis c’est la fiesta du barbecue, kebab, grillade et poisson frit! Je vous raconte pas l’odeur de friture… pas très propice à la baignade!
Ensuite, direction le Marché Noir. Bêtement je crois juste que c’est le nom du marché et je dis en rigolant au Colonel qu’en France on a aussi un marché noir mais que c’est une expression pour définir un marché illégal, sans surtaxation. Surprise, surprise! Enfait, c’est bien un marché noir mais la différence c’est que les autorités judiciaires (la police quoi…) sont au courant et “autorisent” ce genre de marché… C’est donc un marché noir un peu blanc… Ca a fait beaucoup rire le Colonel quand je lui ai dit ça, il m’a répondu:
“Camille, en Afrique il n’y a pas de noir un peu blanc ou de blanc un peu noir. Il y a des Noirs et des Blancs.”
Ah, et moi je suis quoi alors? Parce que moi je suis métisse, donc par définition un mélange de noir et de blanc…
“Ah non toi c’est pas pareil. Toi t’es une blanche. Mais t’es entrain de devenir noire. T’es une sister maintenant!” (Prononcer “sista”, c’est comme ça que les africains interpellent les femmes africaines dans la rue… “hey sista!!”) ![]()
hmmmmm c’est beaucoup plus clair comme ça!
Mon statut de Noire nouvellement acquis (yeeeeha!) ne m’a pas empêché de me sentir toute petite une fois entrée dans le marché noir. C’est assez impressionnant, tu arrives en voiture et tous les vendeurs se jettent dessus pour être le premier à te servir. Ca tape sur le capeau, sur les vitres, des fois ça grimpe carrément sur l’arrière de la voiture… Et tout ça juste pour changer des dollars US en monnaie locale mais sans se faire avoir par les taux de transferts! Mais bon, là aussi faut savoir marchander sinon tu te fais avoir (surtout qu’en t’as un aimant à entourloupeurs comme passager, moi quoi!)
Enfin bref, ne m’en veuillez pas si je n’ai pas osé immortaliser ce moment…
Et pour finir, petite visite du quartier musulman d’Accra, désert car jour de fête. (Enfin tout est relatif…)

Allez, une petite dernière pour la route!






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